La série de football créée par Electronic Arts est un incontournable. Chaque année sort une nouvelle version du jeu et les fans se bousculent pour se procurer la dernière en date. Face à ce phénomène planétaire, le jeu arriverait-il à faire oublier la sensation du gazon sous les crampons ?

Quelques-uns se demandent quel est l’intérêt de créer un jeu vidéo d’un sport que l’on peut pratiquer chez soi ou en club. Existe-t-il un contraste entre frapper le ballon rond de ses propres pieds et cliquer sur le bouton d’une manette ? Pour répondre à ces interrogations, nous sommes allés à la rencontre de Marseillais. Le premier est Jean-Paul S., un ancien joueur amateur de ballon. “J’ai commencé à jouer en club à l’âge de six ans”, se confie-t-il. Vingt ans plus tard, ce papa marseillais a arrêté ses activités : “Les aléas de la vie ont fait que j’ai dû abandonner le terrain.” Pour autant, une alternative s’offrait à lui. “Je me suis tourné vers FIFA en 2007. J’y ai joué pour la première fois sur Xbox” explique Jean-Paul. Cette passion que les Marseillais ont pour le foot se transmet de génération en génération. Thomas CAMBE, un étudiant à peine majeur, a également fréquenté les clubs de football pendant huit ans. “J’ai toujours été passionné par cet univers”, confesse le jeune homme. Mais pour l’un comme pour l’autre, sentir la terre ferme sous ses semelles procure un intense plaisir que le jeu vidéo n’arrive pas à faire ressentir.

L’Orange Vélodrome est autonome en eau non-potable, notamment pour l’arrosage de sa pelouse, ses sanitaires et le nettoyage des espaces extérieurs grâce à l’aspect incurvé du toit.

Deux salles, deux ambiances

L’aura qui émane des supporters venus acclamer les joueurs n’a pas de prix. Elle change considérablement l’état d’esprit d’un sportif. “La proximité avec le public et nos coéquipiers manque lorsque l’on joue sur console”, raconte Jean-Paul. “Elle nous transcende quand on est sur le terrain”, contrairement au jeu vidéo où personne n’est présent pour nous encourager. Un point de vue partagé par Thomas qui prend “plus de plaisir sur le terrain”, les émotions étant “plus fortes.” Il enchérit : “Quand on joue pour de vrai, on donne tout ce qu’on a pour faire gagner l’équipe.” Le conducteur de bus ajoute : “Devant mon écran, je n’ai pas cette fameuse montée d’adrénaline.” Le contact humain semble donc vital mais la passion est toujours au rendez-vous. “On est ensemble pour un même but” conclut Thomas. Néanmoins, l’étudiant tient à souligner quelque chose d’important : “Je pense que FIFA peut concurrencer le monde du football. Les compétitions d’eSport se font de plus en plus connaître et, dans les années à venir, pourront peut-être égaler les matchs traditionnels.” L’enthousiasme des joueurs de football se ressent dans les stades comme sur les canapés. Inutile de demander à ces Marseillais quelle équipe ils supportent, ils vous répondront en cœur : “L’OM bien sûr !