Les femmes et les hommes d’une vingtaine d’années sont souvent mis en avant lorsque l’on parle de gaming. Mais qu’en est-il de la première femme de notre vie ? 

Que font nos mamans quand personne ne les regarde ? Vous savez ce moment où on la perd de vue parce qu’elle a autre chose à faire que de nous demander de ranger notre chambre (pour rester polie). Jongler entre le travail et la vie de famille est une tâche que seules nos mères gèrent sans problème. Mais c’est une activité assommante. Il faut bien qu’elles se détendent. Mais comment s’y prennent-elles exactement ? Cette fois-ci, ce sont nos premières fans qui vous répondent !

Isabelle R., maman de deux magnifiques filles et employée de supermarché.

La maman cheffe de projet

Celle qui ouvre la marche c’est Isabelle R. Cette quinquagénaire, qui travaille pour une grande enseigne, s’est appropriée la tablette familiale. Son bijou lui permet de jouer durant son temps libre. Elle s’exprime à ce sujet. “Je joue à Hayday. J’y incarne une entrepreneuse : je cultive des matières premières dans le but de créer des produits que je vends ensuite à d’autres joueurs, j’agrandis mon exploitation, je débloque de nouveaux mondes et je peux même déléguer mes obligations à des personnages du jeu. Le but est d’élargir le potentiel de ma ferme.” De son exploitation, cette maman en est fière. Elle ironise à ce sujet : “J’ai démarré de rien et là on peut dire que j’ai atteint la cour des grands !” Développer son domaine est devenu vital, à tel point qu’elle a téléchargé un autre jeu qui lui permet d’étendre davantage son emprise. L’application se nomme Gardenscapes. Il s’agit d’un jeu où l’on possède des terrains en friche qu’il faut nettoyer. L’objectif est d’attirer le plus grand nombre de visiteurs. “Je peux créer des thématiques dans mon jardin. J’ai d’ailleurs un monde chevaleresque et un autre mythologique avec des sirènes. Accomplir les quêtes me permet d’agrandir le catalogue de décoration et de déverrouiller des terrains”. On sent bien que cette maman est née pour gouverner. Une véritable visionnaire ! En revanche, enchaîner les parties sur console ne l’attire pas. Comme elle le répète : “J’ai du temps mais pas énormément.” Isabelle R. a besoin de liberté. Elle souhaite pouvoir jouer comme elle l’entend et ne pas être soumise par la prochaine sauvegarde. “Je veux avoir la possibilité de revenir sur le jeu et de le quitter quand je l’ai décidé”. Néanmoins, cela ne l’empêche pas de voler la manette de sa fille afin de progresser dans Little Nightmares ou de courir sur des toits dans Assassin’s Creed Origins. Aussi, la maman attend avec impatience la sortie de Little Nightmares II qui est (normalement) prévue pour le 11 février 2021.

Laetitia Brourhant, maman de deux merveilleux enfants et employée des ressources humaines.

La maman compétitive

La seconde mère de famille à nous parler de son expérience gaming est Laetitia Brourhant. Elle précise d’emblée : “Je jouais avant même d’avoir eu mes enfants !” Une petite phrase qui annonce déjà la couleur. Outre ses allées et venues dans des cafés pour s’amuser sur des bornes d’arcade, Laetitia Brourhant jouait chaque semaine avec son cousin durant son enfance : “Le samedi, c’était la journée compétition.” À 25 ans, elle construisait déjà la plus belle des maisons sur Les Sims et lorsqu’elle s’est mise en ménage, notre quinquagénaire a commencé à piloter des avions. “Le premier jeu que j’ai acheté avec mon mari, c’était un jeu d’aéronautique” dévoile-t-elle. Il n’y a pas que sur l’ordinateur que cette employée des ressources humaines aspire à être la meilleure. Elle lutte pour conserver sa première place sur l’application mobile Candy Crush Saga. Elle jette souvent un coup d’œil sur la progression de ses amies : “Voir où elles en sont me stimule. Il y a un côté challenge qui me plait.” Laetitia ne s’en cache pas, une soif de victoire coule dans ses veines. Elle blague : “je suis un peu compèt’ c’est vrai.” Elle s’intéresse même aux jeux de son fils. Fascinée par l’univers dans lequel il évolue, Laetitia soutient : “C’est là que je vois que le monde a changé.” En effet, qui aurait pensé pouvoir se faire des amis et apprendre l’anglais au cours d’une partie gaming ? Comme le dit si bien cette maman, “les jeux sont le monde de demain.” Cela peut faire peur, c’est vrai. Néanmoins, il faut avancer avec son temps et ne pas redouter certains côtés négatifs. “Les jeux font partie de la vie, avec tout ce qu’il y a de bon et de mauvais” affirme, non sans craintes, Laetitia. C’est normal me direz-vous, c’est le rôle des mamans de se méfier. Il ne faut pas oublier que “la vie ce n’est pas derrière un écran” et nos mamans ne manquent pas de nous le rappeler. C’est pour cela qu’on les aime.

Sandrine V., maman de deux filles incroyables et cadre-infirmière, a choisi de rester anonyme.

La maman touche-à-tout

Sandrine V. est la gameuse de l’ombre qui ferme la marche. Quand elle finit tardivement son travail, cette maman se repose devant sa télévision, sa tablette ou son ordinateur où elle a essayé tant de jeux. “J’en télécharge beaucoup” admet-elle. Ils lui permettent de s’évader le temps d’un instant et d’oublier son rôle fastidieux de modèle. Montrer l’exemple n’est pas toujours une tâche aisée : “Avant, je jouais pour avancer dans un jeu. Aujourd’hui, je joue pour me détendre.” On marche tous dans les pas de notre mère à un moment ou à un autre, d’autant plus si elle joue aux jeux vidéo. C’est justement le cas de Sandrine qui a choisi d’initier ses filles au gaming. Elle raconte : “J’ai toujours joué à des jeux vidéo avec ma famille. Je les choisissais pour leur côté ludique et sportif comme Just Dance ou WiiFit.” Même si elle voulait que ses chérubins grandissent avec les nouvelles technologies, notre cadre-infirmière n’hésitait pas à établir des limites. “Il faut faire attention à ce que les jeux ne prennent pas trop de place dans la journée des enfants.” À bientôt 50 ans, elle reconnaît tout de même ses faiblesses, estimant que sa génération a rapidement été dépassée par le progrès. Quand je vois l’avancée des jeux vidéo, j’ai parfois du mal à en comprendre le fonctionnement.” Un handicap qui lui fait regretter les temps passés. Jadis, elle saignait The Legend of Zelda sur la Nintendo DS. Mais le gameplay n’a cessé d’évoluer. Pour le mieux selon certains mais pas pour Sandrine qui déplore : “Je préférais le graphisme des premiers jeux. Maintenant on peut tourner le personnage dans tous les sens et avec l’âge que j’ai, c’est moins facile.” Désemparée, elle a essayé de jouer sur la Switch mais malheureusement, “il y a trop de boutons.”

Un esprit critique que certains développeurs devraient peut-être prendre en compte. L’univers gaming, même s’il attire majoritairement les jeunes, fait beaucoup d’adeptes dont nos invincibles et impétueuses mamans. Alors pourquoi ne pas plus les inclure davantage dans ce domaine qui passionne tant de monde !

Votre maman est plutôt femme d’affaires, guerrière ou aventurière ?
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