Un jeune Youtuber veut raconter sa quête d’évasion dans l’univers du jeu-vidéo.

En ces temps de crise, le domaine de la culture est mis à mal. Il reste toutefois de l’innocence dans l’air, et certaines personnes veulent s’évader en partageant leur affection pour la culture en général. Nous avons retrouvé Maître FloB, un jeune créateur de contenus, passionné de culture mais surtout de jeux vidéo.

Originaire des environs d’Avignon, ce jeune homme de 28 ans sort depuis 2011 divers vidéos de divertissement, plus ou moins régulièrement sur la chaîne MaitreFloBTV.  Au niveau des réseaux sociaux, ce dernier n’est actif que sur Youtube pour poster ses diverses vidéos. Malgré le fait qu’il n’en ressort aucun type de rémunération, il ressort ce qu’il a envie de montrer : notamment avec émissions dédiés à ces jeux-vidéo favoris.

 

Avant de créer du contenu spécialisé dans les tests de jeu-vidéo sur les réseaux, quel avait été ton rapport avec le jeu-vidéo de façon générale ?

 

Maître Flob : Premièrement, le jeu-vidéo était un divertissement, un loisir. Depuis le début de ma vie, je regardais mon frère jouer à la Megadrive, avec plusieurs jeux qui m’ont marqué, comme les jeux Disney, que j’avais testés sur ma chaîne. Ce que j’aimais surtout était les jeux assez colorés, beaux à regarder, à écouter. C’était quelque part comme une source de plaisir. Même aujourd’hui, c’est toujours un rapport de plaisir et de détente par rapport aux obligations de la vie.

 

Tes attentes vidéoludiques ont-elles été satisfaites par l’année 2020 ?

 

Maître Flob : Oui et non. Je n’avais pas vraiment de attentes pour 2020. J’avais quelques souhaits pour certains jeux cette année, comme Creaks ou Street of Rage 4. Mes attentes étaient satisfaites, mais je n’en avais vraiment pas beaucoup.

 

Ta passion du jeu-vidéo se retranscrit sur ta chaîne YouTube, notamment avec tes anciennes émissions “Rage” : que t’apporte donc cette expérience de créateur de contenus ?

 

Maître Flob : Cela m’a apporté premièrement des amis. Sur le plan humain, cela m’a beaucoup apporté. Je ne suis pas très connu comme Youtuber, et je pense que c’est une bonne chose. Cela m’a permis de rencontrer des fans et de me faire des amis. J’ai rencontré des gens qui faisaient d’autres vidéos : et cela ne m’a apporté que du mieux. Quelques fans, avec qui je ne suis pas réellement lié, mais quand j’en vois certains qui commentent, cela me fait toujours plaisir. Il y a toujours un petit soutien qui vient de mes abonnés, qui sont beaucoup plus actifs sur les vidéos.

 

En dehors du jeu-vidéo, tu es aussi artiste, auteur d’un livre : le monde de la culture en général te passionne donc, peux-tu nous en dire plus ?

 

Maître Flob : J’ai baigné dans beaucoup de culture. Mes parents m’ont encouragé dans plusieurs pratiques, venant souvent de mon propre désir. Par exemple quand j’étais enfant, j’avais appris la guitare mais je regrette un peu après avoir arrêté. Mes parents ont aussi des passions, qui m’ont transmises malgré eux : ma mère chante dans une chorale et mon père en dirige une. Il est aussi président d’une association qui fait du théâtre en provençal : c’est ainsi que la passion du théâtre a germé. J’ai voulu en faire ainsi mon métier quand j’ai appris que l’on pouvait le faire de façon professionnelle. J’aime beaucoup la lecture : que cela soit les romans ou les bandes dessinées. Le jeu-vidéo aussi, car ce dernier est un Art. La culture est un monde à part, permettant de faire “respirer le monde”. C’est ce que je recherche : du positif.

 

Malgré l’année qui semble difficile pour l’univers de la culture, imagines-tu de jolies perspectives pour l’avenir culturel et vidéoludique ?

 

Maître Flob : Il faut trouver des solutions. On est dans une impasse avec le Covid. Je trouve ça incompréhensible que l’on interdise les livres physiques en ce moment par exemple. Un livre en format électronique ne vaut pas un livre papier. Du côté de la musique, il n’y a certes plus de concerts donc il faut se rabattre sur la technologie pour “sauver la culture”.  C’est pour moi un sauvetage très partiel : j’ai l’impression que comme il n’y a plus de spectacle, il faut récupérer les miettes. Je ne suis pas entièrement pessimiste car on peut toujours remonter. On peut se rabattre sur nos écrans mais on perd de la vraie pratique culturelle. Mais concernant l’avenir vidéoludique : je pense qu’il a encore de très bons jours devant lui. Dans le contexte actuel, la création du jeu-vidéo n’est pas morte en 2020. Je ne pense pas que la culture ne soit morte non plus. C’est une année où il faut, en tant qu’artiste, se faufiler entre les ronces de cette crise.

 

 

Retrouvez l’interview en audio  dans la vidéo Youtube